HUMEUR & BIEN-ÊTRE

Mon enfant intérieur

J’ai vu ce terme récemment dans différents articles et j’ai été interpellée… J’ai donc fait quelques recherches et maintenant à mon tour de peux être de vous le faire découvrir…. A votre avis c’est quoi votre enfant intérieur ? Comment faire pour prendre soin de lui ? Qu’est ce que cela peut nous apporter ?

Spontanéité, joie de vivre, créativité et authenticité : en grandissant, on a tendance à voir ces qualités disparaître. Mais heureusement, elles sommeillent toujours en nous.

Il nous fait rire quand on fait des bêtises. Nous fait rêver quand on entend de jolies histoires ou qu’on observe un coucher de soleil. Nous fait saliver devant des cookies qui cuisent. Nous émeut quand on voit des photos d’enfance. Lui, c’est notre enfant intérieur.

L’existence de cette part enfantine dans notre personnalité n’est pas un concept nouveau. Carl Jung (psychiatre Suisse) parlait de l’enfant divin. Pour Eric Berne, à l’origine de l’analyse transactionnelle, l’enfant est l’une des trois composantes de notre personnalité. Pour les Hawaïens, il s’agit de la partie émotionnelle de notre être où toutes les mémoires sont stockées.

Parce que nous voulons nous conformer à la société, à ce que notre famille attend de nous, parce que nous avons vécu des trucs désagréables, nous avons parfois tendance à l’oublier et à le bâillonner.

La plupart du temps, notre enfant intérieur est blessé et en souffrance, car nous avons du essuyer, à plusieurs reprises, tout au long de notre existence, des critiques, blâmes, rejets …. Ces expériences ont fait peur à notre enfant intérieur, qui s’est recroquevillé dans sa petite caverne (ventre) pour ne plus en sortir, ou très peu. En effet, il se sent bien entre notre chakra plexus (qui lui apporte une forme de bouclier) et notre chakra sacré (qui lui apporte de la douceur).

Seulement, suite au cloisonnement de notre enfant intérieur, a également disparu notre joie de vivre, notre entrain, notre curiosité, a divers degrés selon les individus. La disparition de cette joie de vivre a laissé la porte ouverte à l’ego qui a imposé ses règles, et pris le contrôle, en refusant tout ce qui est nouveau car cela fait peur, en se référant constamment au passé car cela le rassure, en rejetant tout ce qui est au-delà de notre zone de confort car cela lui est inconnu. Tout cela afin de protéger notre enfant intérieur. C’est donc à nous de reprendre notre place, de calmer notre ego et de tendre la main à notre enfant intérieur.

Notre enfant intérieur à simplement besoin de se sentir aimer, respecter, exister, tout comme n’importe quel enfant. Il a besoin d’amour inconditionnel pour se sentir être. En ces temps, il ne demande qu’à être libéré.

L’enfant pur et le regard de l’adulte

L’enfant pur qui n’est pas encore affecté ou influencé par le monde des adultes, ne s’inquiète pas devant les critères arbitraires, élaborés par le mental. Il « est » ce qu’il est. Il n’analyse pas qu’il est pour faire, dire ou ressentir quoi que ce soit ; Il est spontané, il ne se juge pas ou ne se critique pas même s’il se trompe ; Il admet son erreur sans se juger.

Lorsque nous nous jugeons ou que nous nous critiquons, nous nous basons nécessairement sur le passé, sur ce qui nous a déjà été appris. C’est donc l’intellect, avec sa capacité de se souvenir, qui nous mène et qui nous dirige.

Nous enseignons à l’enfant que lorsqu’il est spontané et qu’il est lui-même, il n’est pas correct et nous lui donnons l’impression de ne pas l’aimer autant. Il apprend que faire comme les autres veut dire être aimé davantage. Si l’enfant décide de croire à cela, voilà qu’une partie de lui est refoulée et cet enfant risque de continuer à faire des pirouettes pour être aimé, tout au long de sa vie d’adulte. La vie devient très lourde lorsque nous laissons notre mental (intellect) décider de notre comportement.. Nous devons constamment s’y référer avant de faire quoi que ce soit. Nous devenons alors, par choix, son prisonnier. Nous ne sommes plus maîtres de notre vie, puisque nous avons élu notre mental comme notre maître.

Si parfois nous osons agir selon notre intuition, nos désirs, sans vérifier avec le mental, et que cela s’avère être le contraire de ce que ce dernier croit, nous nous sentons tout de suite coupable. Du même coup, nous étouffons notre joie de vivre. Plus nous nous accusons, plus nous nous jugeons et plus il devient difficile de laisser notre créativité s’exprimer. Être créatif fait aussi partie de vivre le moment présent.

Lorsque nous répétons une action machinalement, nous le faisons sur du déjà appris; ceci n’est donc pas être dans le moment présent. C’est en créant que nous nous sentons remplis de bonheur. Par la suite, il n’y a plus ce sentiment de vide à l’intérieur de nous, vide que nous devons combler absolument, peu importe comment. Quand nous nous laissons diriger plus jeunes, il devient difficile d’avoir confiance en soi et d’oser passer à l’action sans avoir peur des résultats à l’âge adulte. Nous oublions de voir tous les bienfaits à retirer d’une expérience vécue même si le résultat ne s’avère pas ce que nous avions anticipé. Pour être créatifs sans être stressés, nous devons nous ouvrir à tous les résultats possibles, tout en sachant qu’il n’y a pas d’erreurs, qu’il n’y a que des expériences et que nous y apprenons toujours quelque chose de bénéfique. C’est ainsi que nous développons la confiance en l’Univers.

J’imagine qu’en lisant ces lignes, le mental de certains d’entre vous se révolte et dit: « Quel non sens! Nous ne pouvons pas laisser un enfant à lui-même. Nous devons le diriger. S’il n’a pas peur, il risquera n’importe quoi et il lui arrivera des accidents ! » Croyez-vous que les enfants n’ont aucun instinct de survie ou aucune intuition ? Croyez-vous sincèrement que les accidents ne sont que pour les personnes qui n’ont peur de rien, enfants ou adultes ? Au contraire ce sont la peur et la culpabilité qui causent le plus grand nombre d’accidents. L’adulte doit guider son enfant au meilleur de sa connaissance afin que cette âme qui est revenue dans ce corps d’enfant ré-apprenne à vivre dans ce nouvel environnement terrestre. Guider ne veut pas dire diriger mais veut dire donner des conseils, suggérer, enseigner par l’exemple, tout en respectant le choix de l’enfant. Si ce dernier choisit le contraire, ce choix lui appartient, il apprendra ainsi que toute action a une conséquence et qu’il doit assumer les conséquences de ses décisions. Cet enfant deviendra un adulte responsable.

S’exprimer et s’écouter

Un autre aspect de l’enfant intérieur avec lequel nous devons reprendre contact est la capacité de s’exprimer. Le jeune enfant encore pur, crie, pleure, est pensif, sourit, rit de bon cœur, dit « non » ou « oui » selon ses besoins, enfin il est naturel. Être naturel est un des aspects qui est le plus étouffé, brimé, contrôlé par les adultes.

Autrement, on lui enseigne que lorsqu’il a de la peine, il n’a pas le droit de l’exprimer voire même de la ressentir. À la place, il doit soit boire ou manger ou encore se convaincre qu’il est insupportable, qu’il n’est pas correct d’avoir de la peine. Même chose que lorsque l’enfant dit qu’il a peur, on essaie de le convaincre qu’il n’a pas peur, que sa peur n’est pas bien fondée, plutôt que de lui enseigner à accepter cette peur.

Quel monde merveilleux ce serait si tous les adultes pouvaient se sentir à l’aise d’exprimer ce qu’ils sont, de se donner le droit de dire « non » ou « oui » à eux-mêmes ou aux autres au lieu de faire le contraire de ce qu’ils ressentent pour être « correct » ou « aimés » des autres.

Prendre soin de son enfant intérieur

Il existe plusieurs méthodes pour recontacter cet enfant intérieur : par des exercices de méditations, mais aussi, plus simplement, en regardant nos photos d’enfance et en se remémorant ces moments en y mettant beaucoup d’amour.

Voici quelques exercices qui cajoleront notre enfant intérieur et amèneront à sa libération:

Il faut tout d’abord reprendre contact avec lui et lui dire à quel point on l’aime. Puis, nous pouvons également se remémorer notre enfance et ses moments merveilleux, car il y en a beaucoup.

– Qu’écoutiez-vous étant enfant ? Quelle musique vibrait en vous ? Dès qu’un titre vous vient, écoutez-le, fermez les yeux et revivez ce moment comme vous le faisiez enfant, ainsi vous vous relierez à votre enfant intérieur.

– Qu’aimiez-vous comme saveur enfant ? Une pâtisserie, un plat ? Faites vous plaisir et mangez à nouveau ce plat. Dégustez-le en vous transportant à l’époque où vous étiez enfant, lâchez-prise et remémorez-vous ce doux passé.

– Quelle senteur vous transportait enfant ? Un parfum, un fruit, une odeur de papier ? Procurez-vous cet objet ou arôme, sentez, vibrez, rêvez, comme quand vous étiez plus jeune et sentiez pendant des heures votre doudou adoré.

– Quel lieu vous rappelle de merveilleux moments de votre enfance ? Si vous pouvez vous y rendre, allez-y ! Si vous ne le pouvez pas, regardez des photos de ce lieu sur le net, projetez-vous à cet endroit, rappelez-vous à quel point plus jeune vous vous y sentiez bien.

– Quels dessin animé ou série regardiez-vous enfant ? Regardez quelques épisodes, ou simplement les génériques, vous revivrez instantanément vos anciennes émotions de bien être, cela fonctionne très bien avec les génériques de dessin-animé. Les activités artistiques et manuelles sont également de très bons procédés pour libérer son enfant intérieur.

Il existe bien d’autres exemples comme ceux proposés, alors n’hésitez pas à replonger dans ces merveilleux souvenirs, en particulier tout ce qui concerne les sons et les odeurs, qui sont des thérapies très puissantes. Il ne s’agit pas là de vivre dans le passé, mais simplement d’exercices qui vont permettre à l’enfant intérieur de se dévoiler, de sortir de sa caverne, de se sentir apaiser, rassuré.

Une fois à nos côtés, envoyez lui tout plein d’amour, pardonnez toutes situations et personnes (dont nous même) qui l’ont maintenu enfermé, et gardez le libéré en continuant à se faire plaisir, à aimer, à s’amuser, à rire, à voir la vie à travers les yeux d’un enfant émerveillé.

Miss Ronde Univers 2018

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